Octobre 2016 – L’exposition

Delphine Aubert – peintre

fresque-idyllique

 » Un grand vent d’exotisme aux effluves de vanille et d’ylang-ylang soufflera au Moulin de Pen Castel, par le biais des oeuvres de Delphine Aubert. En effet, l’artiste qui a passé son enfance au Cameroun et à l’île de la Réunion, laisse aujourd’hui son inspiration se nourrir de réminiscence tropicales, suaves et sensuelles. Sa peinture gorgée de couleurs et de références ethniques, affiche une grande liberté stylistique. De son père chercheur en agronomie dont les différentes affectations ont mené sa famille de par le monde, elle a hérité d’un grand intérêt pour la faune indigène. Ainsi, les toiles de l’artiste mettent en scène une nature luxuriante et des modèles féminins très hauts en couleurs. Des femmes au teint caramel, à la chevelure d’ébène et à la bouche lippue apparaissent au sein d’une végétation multicolore, de jardins édéniques. L’effusion chromatique audacieuse des toiles nous évoque celle de certains artistes du mouvement « Cobra » tout comme d’ailleurs cette sorte d’éloge à la terre mère nourricière incarnée dans les figures féminines. Egalement, règne dans le travail de l’artiste un métissage entre les cultures africaines et océaniennes, fruit des impressions ressenties sur l’Ile de la Réunion, terre multiculturelle par excellence. Ailleurs s’imposent à nous l’optimisme et peut-être aussi l’utopie qui nimbent l’imaginaire de Delphine Aubert. En effet, elle peint à l’acrylique sur des feuilles de papier journal comme si elle voulait enfouir sous la couleur et la joie de vivre le flot mauvaises nouvelles et de catastrophes que les quotidiens relayent. L’artiste applique cette technique de recouvrement à des plans et autres archives industrielles, souvenirs de la colonisation, qu’elle rehausse de motifs traditionnels et ethniques. Là elle restitue symboliquement les richesses naturelles des pays colonisés aux autochtones. Son art devient alors profondément éthique. Au-delà de ces considérations politico-historiques, l’art de Delphine Aubert séduitn d’emblée par la fluidité de la ligne, l’authenticité de son propos et bien évidemment la virtuosité de sa palette qui nous entraine de manière onirique et sensuelle sousd’autres latitudes. »

Nathalie Becker

oiseau-du-paradis

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