Novembre 2017 – L’exposition – Ana Ascobar

Ana ESCOBAR

Plasticienne

du mercredi 1 au samedi 30 novembre 2017

Exposition préparée en partenariat avec le centre culturel l’Hermine et l’Ecole Européenne d’Arts de Bretagne à Lorient

Ana Escobar est une plasticienne Colombienne. Elle crée des installations.constellations végétales - pour com
Son but n’est pas nécessairement de plaire, mais de surprendre, d’interpeler, de marquer. Pour cette installation, Ana s’est interrogée sur la logique de consommation. Étudiante colombienne en école d’art, elle est venue prolonger ses études à l’école d’art de Lorient. Au cours de son cursus, elle tombe par hasard sur des chutes de caoutchouc provenant de la forêt de son pays d’origine… Ce matériau ayant trouvé une nouvelle vie sous forme de chambres à air, ou plus exactement attendait de finir aux ordures. Elle fait alors le lien entre la destruction de la forêt colombienne, ravagée pour satisfaire les besoins mondiaux, et ces chutes inutiles sur le point d’être jetées.
Elle décide alors de les inclure dans un projet où leur aspect visuel pourrait faire résonance au goémon qui borde nos plages.
Cette exposition fait donc appel à la responsabilité de chacun au regard de sa consommation.
Ana Escobar a désormais terminé son cursus et est retournée monter des projets dans sa région d’origine, à Medellin, en Colombie.

«Chaque territoire, chaque terroir est un réceptacle d’humanité, chaque espace un réceptacle de mythes et d’histoires. La nature y a toujours cherché son équilibre, mais aujourd’hui plus qu’hier, les humains provoquent dans la nature un chaos effervescent. Est-ce que cela devient trop compliqué pour la nature de trouver son ordre naturel ? La forêt latino-américaine est un espace baroque par excellence, un lieu où l’on trouve un ensemble de corps : des végétaux et des animaux qui dialoguent avec ses mythes, ses histoires, ses mots et ses sons. Cette
forêt-voyage déjà transformée est avalée par une force si puissante que les chants de nos ancêtres n’arrivent pas à les toucher. Grâce à la magie que porte la vie, j’ai trouvé par hasard en France des chutes de caoutchouc industriel éloignés de mon territoire, mais connectés à la jungle de mon pays : la Colombia. Ces matériaux dé-territorialisés me semblent l’incarnation d’une problématique : celle d’une colonisation qui joue toujours un rôle prédateur sur les forêts de l’Amérique du sud. Le caoutchouc prend une nouvelle forme en France. Une forêt d’algues noires typiquement bretonne est déployée dans un espace où la mer se mélange avec la matière qui arrive d’ailleurs.
Je vous invite à habiter une marée noire, un espace paradoxal où la matière de mon contexte originel prend une autre forme en France.» A. Escobar

 

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