EXPOSITION DU 2 AU 30 DECEMBRE 2015

Marion Le Pennec – Peintre

Delphine Rose – Céramiste

Cheminements 3 et 7 : Etape 3

« Deux femmes en lien et un nombre infini de possibles »
 

Faites d’argile pour l’une et d’encre pour l’autre, leurs écritures réunies explorent l’être au monde et l’ancrage dans le temps.

Entre densité et fluidité, elles nous racontent l’aventure humaine vécue entre terre et ciel, et explorent cette énigmatique expérience plantée de racines, forgée à la flamme, parsemée d’envols et suspendue au souffle…

Un cheminement dans le temps de la création ponctué par deux expositions * dont voici la première au Moulin de Pen Castel.

* La deuxième aura lieu à l’Hermine (Sarzeau) en février/mars 2016

Marion Le Pennec – Peintre

« Marion Le Pennec est née en 1973. Après un an à l’atelier Met de Penninghen et un DEUG d’arts Plastiques, elle entre à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris et en sort diplômée en 1998.  Dessinatrice textile de formation, elle choisit les voies de traverses en commençant comme décoratrice sur costume à l’Opéra de Paris. En 2000, elle effectue une mission d’enseignement à l’université de Windoeck (Namibie) où elle redécouvre la création textile. Après avoir œuvré comme plasticienne textile, elle se consacre aujourd’hui à la peinture et expose principalement dans l’ouest, notamment à Dinard, Granville, Vannes et ses environs. Son travail à l’encre de Chine, combinée à d’autres matériaux contemporains, est une peinture au souffle puissant où l’être d’aujourd’hui se manifeste en une danse d’ombres et de lumière. De ces noirs et blancs mêlés, frottés, essuyés, rehaussés, émerge l’impalpable . Nées du geste et du corps, ses peintures nous racontent le vent, la terre, la rencontre, le chemin de l’âme, le vide d’où naît chaque chose, la présence … Son élan ? «Remonter à la racine du visible pour rencontrer l’invisible ».

 

 

 

 

 

© M. Le Pennec

« Éternité 9 » 40×80

Delphine Rose – Céramiste

Dans son travail en atelier, Delphine Rose utilise essentiellement l’argile qu’elle allie souvent à d’autres matériaux dont le fil.

Le processus de réalisation de ses dernières sculptures interroge l’homme contemporain dans son rapport au temps. En s’inspirant de « processus naturels », dans ses accumulations par exemple, ou dans la répétition d’un même geste, elle ne compte pas la durée passée sur des oeuvres qui devient signifiée par le résultat visuel.

Tel le scarabée à la fois sacré pour les égyptiens et néanmoins coprophage, Delphine Rose déroule le temps sous forme de boules dans la série  » Les bouliers ».

Un paysage intérieur se développe sous forme de petites architectures et se confronte à la comptabilité exacerbée de notre monde environnant.

Les chemins qui bâtissent ces volumes sont de rêves (en référence à l’art aborigène), le rêve qui lui permet de se retrouver dans les contradictions dédaliennes de l’être humain.

Pour ne pas s’y perdre, Delphine Rose marque son chemin de ses petites boules, de ses sculptures, comme le petit Poucet de ses cailloux. Son geste ressemble à celui du croyant qui égraine son chapelet et le relie au sacré. Sa croyance est dans l’art.

D’un côté elle utilise le geste plastique et la matière pour « lester » ses pensées,

mais par ailleurs (avec l’argile par exemple) elle retrouve dans ce geste des “sensations archaïques”

qui lui permettent de s’affranchir d’un code symbolique, de ”sortir de sa tête” au moins le temps de la création.

© D. Rose – Boulier blanc – grès

 

 

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